Top articles

  • King of New York, d’Abel Ferrara (1990)

    26 août 2009

    Bienvenue en Enfer! Nous voilà en terrain connu. Avec King of New York , la cinéphilie a vite reconsidéré son musée de gunfights et a fait du film la grande fiction de son auteur, celui qui se plaît à se surnommer “The Master of Provocation” 1 . Mais...

  • Ghost Dog, la voie du samouraï, de Jim Jarmusch (1999)

    26 août 2009

    Matière et image Le titre du film a déjà presque tout dit. Entendons chien fantôme, chien errant, comme ce molosse usé qui, à deux reprises, fixe longuement Ghost Dog (Forest Whitaker). Une errance, un voyage de plus au cœur de l’univers de Jim Jarmusch....

  • Parle avec elle, De Pedro Almodovar (2002)

    27 août 2009

    Parle avec elle – l’image On le sait, depuis quelques années déjà, le cinéma almodovarien s’est assagi mais avec Parle avec elle, il s’est carrément endormi. La torpeur comatique des deux personnages féminins est aux antipodes de la madrileña hystérique....

  • Phantom of Paradise, de Brian de Palma (1974)

    28 août 2009

    Une histoire de mise en scène Voilà bien une singulière affaire que ce film culte de Brian De Palma. Un film-ovni, un pur délire visuel et musical que la filmographie de son auteur nous a assurément pas habitué. Quand le cinéphile se fait ufologiste !...

  • The Conversation (Conversation secrète), de Francis Ford Coppola (1974)

    28 août 2009

    Regarder sans être vu, ou comment être Dieu Commençons par oublier le titre français. Pas Conversation secrète mais The Conversation, la conversation, pas n’importe laquelle mais celle même qui va plonger définitivement le héros dans une démence destructrice....

  • La Mouche (The Fly), de David Cronenberg (1986)

    28 août 2009

    La métamorphose, revue et corrigée Gloire à la nouvelle chair », croit-on entendre Brundle (Jeff Goldblum)) clamer jusqu’à se rappeler que l’on n’est pas dans Vidéodrome – même si chez Cronenberg on s’en sépare presque jamais – mais dans La Mouche. A...

  • La Mauvaise Education, de Pedro Almodovar (2004)

    28 août 2009

    De Réel à transsexuel A force de trappes, on finit, enfin, par sortir la tête de l’écheveau scénaristique. Il y a comme le dit joliment François Bégaudeau « six films pour le prix d’un » 1 . A l’heure du « très intime, mais pas exactement autobiographique...

  • Straw dogs (chiens de paille), de Sam Peckinpah (1971)

    28 août 2009

    Le phallus retrouvé Pour découvrir ce film oublié de Peckinpah, faut-il encore écimer l’arbre qui cache la forêt. La pérennité cinéphilique de La horde sauvage (1969) a rendu pour le coup orpheline toute une filmographie. Deux ans après la sortie de La...

  • Scarface, de Brian De Palma (1983)

    31 août 2009

    L’acteur crève l’écran Voilà bien une jolie gageure ! Hachette à la main – oui, le cinéphile est une sorte de boucher (sic) – je m’apprête à dépiécer le légendaire film des années 80. Film que j’ai vu et revu comme toute une génération, Scarface, assurément...

  • Old boy, de Park Chan-Wook (2004)

    31 août 2009

    Le magicien et son bouffon Park Chan-Wook fait parler de lui mais reste un réalisateur peureusement reconnu. L’artificialité jusqu’au-boutiste de son cinéma dérange. Et en effet, l’exercice pléthorique de Chan-Wook peut à des égards dérouter car il frôle...

  • Funny Games, de Michael Haneke (1997)

    02 septembre 2009

    Jeux de rôles, jeux drôles Funny Games reste le film le plus connu de son auteur, souvent le seul d’ailleurs. Le plus accessible évidemment car sa construction (et donc ses intentions) est très visible, voire palpable. Il est en quelque sorte moins théorique...

  • Regarde la mer, de François Ozon (1997)

    04 septembre 2009

    Mal de mère Regarde la mer marque un tournant dans la carrière prolifique du jeune réalisateur français, frais émoulu de la Femis, dans la mesure où il peut être considéré comme la première mouture substantielle de son œuvre. Après voir multiplier les...

  • Le Samouraï, de Jean-Pierre Melville (1967)

    04 septembre 2009

    La loi du silence Voilà un polar unique en son genre, une sorte d’ovni dans le film noir. Voilà aussi le film totémique de Jean-Pierre Melville, son œuvre jusqu’au-boutiste. Le Samouraï est, comme le dit Youri Deschamps, « le sommet minéral et « antonionien...

  • La pianiste de Michael Haneke (2001)

    04 septembre 2009

    Le masque et l’être chair La pianiste, film choc de Michael Haneke, est découvert lors du festival de Cannes de 2001, la polémique en prime. La bourgeoise cannoise fut sauve, sa dose vitale de huées a été assurée. Mais le jury ne s’y était pas trompé...

  • Carrie, de Brian De Palma (1976)

    04 septembre 2009

    Le bal des images Premier vrai succès commercial de son réalisateur, Carrie est une œuvre sous-estimée, réduit le plus souvent à la virtuosité de la séquence finale du bal. Ce qui n’est, avouons-le, pas totalement faux. Pas totalement, car ce serait négliger...

  • Benny’s video, de Michael Haneke (1992)

    04 septembre 2009

    L’œil jugé coupable Deuxième volet de la trilogie. Plus glaciale, plus terrifiant encore, non seulement parce que Benny’s video prolonge la défiguration émotionnelle du Septième Continent mais, aussi et surtout, parce qu’il fait glisser le spectateur...

  • Le Septième Continent, de Michael Haneke (1989)

    04 septembre 2009

    La mort de l’œil Le Septième Continent est le premier long métrage du réalisateur autrichien, Michael Haneke. Première mouture également d’une trilogie dont le fil d’Ariane serait de sa propre bouche « la glaciation émotionnelle » (emotionale vergletscherung)....

  • Kids, de Larry Clark (1995)

    05 septembre 2009

    Les sales gosses Voilà Larry Clark et Kids, son premier film. Prenons les un par un. Larry Clark d’abord. A la fois cinéaste mineur, lié à la contre-culture 1 , et chef de file du cinéma indépendant - admiré entre autres de Gus Van Sant et de Scorsese...

  • Dead zone, de David Cronenberg (1984)

    06 septembre 2009

    Le démiurge fou (pléonasme ?) « Ici, dans le champ tu rêve tu es chez toi ! », Lacan Texte basé en partie sur le travail fertile de Daniel Weyl sur la symbolique du film. Dead Zone se déprend, avec Scanners (1981) et Videodrome (1984), de la médiocrité...

  • A History of violence, de David Cronenberg (2005)

    11 septembre 2009

    Les origines du mal Rare sont les films à être, par le simple fait de leur titre, générateur d’une polysémie aussi plurielle. Une Histoire de la violence, fut-ce-t-elle simple histoire familiale ou parabole tentaculaire de la grande Histoire. Surement...

  • La Bête humaine, de Jean Renoir (1938)

    08 octobre 2009

    La métaphore file sur les rails Me voilà faire un petit détour, entre un Coppola et un Fuller, sur ce film de Renoir, trop peu commenté à mon goût. La règle des classiques – sans vilain jeu de mots en passant – fait souvent des ravages. Pour commencer,...

  • Fargo, des frères Coen (1996)

    09 octobre 2009

    Une mise en scène topographique Fargo, comme à l’accoutumance des frères Coen, inscrit le film dans un lieu géographique déterminé ; en l’occurrence un village du Minnesota. Plus qu’une donnée ou un repère diégétique, l’espace articule la mise en scène...

  • Shock Corridor, de Samuel Fuller (1963)

    17 octobre 2009

    La goutte d'eau qui fait déborder le vase Tout le monde connait la progéniture tardive de Shock Corridor : Vol au-dessus d’un nid de coucou (1975) - le film génial de Milos Forman au passage. Les deux films tirent leur inspiration du roman de Ken Kesey,...

  • Les Incorruptibles, de De Palma (1987)

    05 novembre 2009

    Règlement de compte familial Ce qui aurait pu être un simple polar entre les mains d’un quelconque réalisateur, devient ici, entre les mains maniéristes de notre cinéaste, un pur objet fétichiste de cinéphile. L’occasion fait le larron ! L’histoire du...

  • Rusty James (Rumble Fish), de Francis Ford Coppola (1984)

    24 novembre 2009

    Sortir de l’aquarium « C’est un malheur qu’il y a trop peu d’intervalles entre le temps où l’on est trop jeune, et le temps où l’on est trop vieux », Montesquieu C’est avec le regard gourmand du cinéphile que j’épluche Rusty James. L’orange est pleine...

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